Quelle est la première obligation avant de démarrer une pharmacothérapie chez un patient suspecté de MPOC ?
Confirmer le diagnostic avec une spirométrie post-bronchodilatateur démontrant une obstruction persistante. (PubMed)
Quel type d’inhalateur est recommandé pour le traitement d’entretien de la dyspnée chez la MPOC ?
Un bronchodilatateur de longue durée d’action (LABA ou LAMA).
Quelle combinaison thérapeutique est recommandée chez un patient MPOC à haut risque d’exacerbations et avec dyspnée modérée à sévère ?
Triple combinaison : LAMA + LABA + ICS. (PubMed)
Quel outil clinique simple peut être utilisé régulièrement pour suivre l’impact fonctionnel de la MPOC ?
Le COPD Assessment Test (CAT) ou l’échelle de dyspnée mMRC
Pourquoi les corticostéroïdes inhalés ne sont-ils pas utilisés seuls dans la MPOC ?
Ils n’améliorent pas les symptômes seuls et augmentent le risque de pneumonie.
Chez quels patients la thérapie pharmacologique de la MPOC est-elle recommandée selon les guidelines ?
Chez tous les patients symptomatiques avec MPOC confirmée par spirométrie.
Dans quel cas une thérapie combinée LAMA + LABA est-elle préférée à un bronchodilatateur unique ?
Chez les patients avec dyspnée modérée à sévère ou altération de l’état de santé et/ou risque accru d’exacerbations. (PubMed)
Pourquoi la ligne directrice de la SCT recommande-t-elle de maintenir la triple thérapie chez les patients MPOC à haut risque d’exacerbations plutôt que de réduire précocement les corticostéroïdes inhalés (CSI) ?
Parce que la diminution ou l’arrêt précoce des CSI est associé à une augmentation des exacerbations et à une détérioration de l’état clinique chez ces patients à haut risque.
Quelle mesure comportementale est essentielle pour tous les patients MPOC, même pharmacologiquement traités ?
La cessation tabagique
Quel élément doit être évalué avant d’intensifier le traitement d’une MPOC ?
L’adhésion, la technique d’inhalation et les déclencheurs persistants.
Quel est l’objectif global de la pharmacothérapie dans la MPOC stable ?
Soulager la dyspnée, améliorer l’état de santé et prévenir les exacerbations.
Quel effet clinique majeur la thérapie LAMA + LABA vise-t-elle à prévenir chez les patients MPOC ?
Réduire la dyspnée et améliorer la tolérance à l’effort et l’état fonctionnel. (PubMed)
Quel est le bénéfice attendu de maintenir un traitement triple inhalé chez les patients avec exacerbations fréquentes ?
Amélioration de la santé respiratoire et diminution des événements d’exacerbation et potentiellement de la mortalité
Quelles vaccinations sont recommandées chez les patients atteints de MPOC ?
Influenza annuelle et pneumocoque(selon l’âge et le risque).
Pourquoi la dyspnée peut-elle persister malgré une spirométrie stable ?
À cause de la décondition physique, des comorbidités ou de l’hyperinflation pulmonaire.
Pourquoi l’évaluation du symptôme (comme le score mMRC ou CAT) est-elle importante avant de choisir un traitement ?
Parce que la sévérité des symptômes et l’impact sur l’état de santé guident le choix du régime d’entretien pharmacologique. (PubMed)
Pourquoi la guideline CTS ne recommande-t-elle pas l’utilisation d’un ICS en monothérapie pour la MPOC ?
Car les corticostéroïdes inhalés seuls n’offrent pas de bénéfice clinique substantiel et sont associés à un risque plus élevé d’effets indésirables comme la pneumonie.
Quelle indication spécifique peut justifier l’ajout de thérapie orale comme un macrolide chez certains patients MPOC ?
Patients à haut risque d’exacerbations persistantes malgré une triple inhalée optimisée.
Outre les bronchodilatateurs, quelles mesures non pharmacologiques améliorent les résultats cliniques chez plusieurs patients MPOC ?
Réadaptation pulmonaire et éducation à l’autogestion.
Quel est le rôle avancé de l’IP dans la prise en charge de la MPOC ?
Dépistage, interprétation de la spirométrie, initiation/ajustement du traitement et prévention des exacerbations
Quel est l’avantage de combiner plusieurs classes de bronchodilatateurs chez certains patients avec MPOC ?
L’association LAMA + LABA offre une amélioration supérieure de la fonction respiratoire et des symptômes versus monothérapie. (PubMed)
Quel est l’intérêt de prescrire un traitement bronchodilatateur de longue durée plutôt que des bronchodilatateurs à courte durée d’action seuls ?
Un traitement de longue durée diminue les symptômes chroniques et réduit le risque de progression et d’exacerbations par rapport à un usage uniquement symptomatique
Quel autre médicament spécifique peut être considéré pour certains patients avec bronchite chronique symptomatique pour aider à réduire les exacerbations ?
Prophylaxie par macrolides et ou agents comme roflumilast selon les indications cliniques.
Le roflumilast est un médicament oral anti-inflammatoire utilisé en traitement d’appoint chez certains patients atteints de MPOC sévère, surtout ceux avec bronchite chronique et exacerbations fréquentes.
Daliresp
500 µg PO die
Peut débuter à 250 µg/j pour améliorer la tolérance, puis augmenter
Ce n’est PAS un bronchodilatateur.
Quel facteur prédit le mieux le risque futur d’exacerbations dans la MPOC ?
L’historique d’exacerbations antérieures
Pourquoi la prévention des exacerbations est-elle un objectif majeur du traitement de la MPOC ?
Parce qu’elles accélèrent le déclin pulmonaire et augmentent la mortalité.